« Mon pavillon est le symbole de la liberté. Il flotte pour tous ceux qui refusent d’être enchaînés, pour tous ceux qui se battent pour leurs convictions, même s’ils sont seuls contre tous. »

WORK IN PROGRESS
Tout d’abord je tiens à remercier toute les personnes qui ont usées de leurs mains et cerveau pour m’assister dans ce projet de longue halène:
Un vrai équipage de pirates !
– Jean Jacques Nguyen
– Stephane Nicole
– Julien Reynaud
– Enzo Munoz
– Patrick Petit
– Lucie Petit
Dans un second temps je remercie les membres imminents de MTC et en particulier Ludo pour ses vidéos qui facilite tellement la prise d’informations, Nico pour la gestion du site, Olivier pour le partage autour du Cobracab.
Une courte présentation de moi même, je m’appelle Anthony, la trentaine et j’aime l’arcade, les jeux, les mangas … bref je suis geek. Dans ma jeunesse j’avais fait une mamecab aux finitions douteuses mais avec ce projet on prend une autre dimension ! Je suis ingénieur en informatique donc ça me fait pas peur …. sauf que je suis pas menuisier « gloups ».
- La Genèse du Projet : La naissance de l'Arcadia Cab
- Le thème
- Le design
- Les embuches
- la folie reprend !
- Pendant ce temps …
- la configuration
- Hold the door !
- Une rencontre décisive et de l'aide !
- en parallèle du plastique LE MDF !
- Un peu moins de philo et plus d'action !
- Un peu de couleur !
- Voyons le nudisme c'est mal ! Habillez vous !
- Dans le ventre de la bête
- son
- Personal computer ! (qui se souviens du vrai nom ?)
- Cuisson saignant ou à point ?
- l’électronique d'Arnoz
- Nom de Zeus 2.21 gigawatt !
- Le pont de commandement
- Le futur !
La Genèse du Projet : La naissance de l’Arcadia Cab
Tout a commencé en 2021, presque par hasard, au détour de quelques parties sur Pinball FX2. Si cette découverte a ravivé une flamme ancienne – celle d’une fascination pour les flippers qui remonte à loin – elle a surtout été le point de départ d’une véritable réaction en chaîne. J’ai toujours rêvé de posséder une vraie machine, mais la réalité du marché, avec ses tarifs prohibitifs, rendait ce fantasme inaccessible. De fil en aiguille, en creusant le sujet, j’ai découvert l’univers du Pincab. Certes, ce n’est pas un projet gratuit, mais l’approche « Do It Yourself » offre un avantage décisif : la possibilité d’avancer à tâtons et d’étaler les dépenses au gré de l’avancement du chantier.
Vivant en appartement, il a fallu faire des choix rationnels pour concilier passion et espace de vie. J’ai donc opté pour un format « mini » basé sur un playfield de 32 pouces. Ce choix stratégique a permis de faire d’une pierre deux coups : réduire l’encombrement, mais aussi drastiquement baisser la facture globale. Moins de bois, un écran plus abordable, et surtout, une exigence moindre sur la puissance du PC nécessaire pour faire tourner la bête. C’est sur ces bases pragmatiques qu’est née l’épopée de l’Arcadia Cab.
Le thème
Si le choix du hardware a demandé réflexion, celui du thème s’est imposé comme une évidence absolue. Il ne pouvait y avoir qu’un seul capitaine à la barre de mon projet : Albator. Cette passion pour le corsaire de l’espace et son univers mélancolique me suit depuis toujours, et il était impensable que mon pincab ne porte pas ses couleurs. Mais attention, je ne voulais pas simplement « coller des stickers » sur une boîte en bois. Mon ambition était que le meuble devienne le vaisseau, qu’il incarne l’âme de l’Atlantis (l’Arcadia), spécifiquement dans sa version iconique verte et massive d’Albator 84, celle avec l’imposant crâne sur la proue.

« mon super modèle réduit qui à servie de référence au design »
Durant la phase de conception, mon imagination s’est d’ailleurs un peu emballée. J’ai sérieusement envisagé des idées « folles » pour pousser le mimétisme architectural jusqu’au bout : construire une réplique du pont de commandement pour coiffer le fronton, intégrer une tourelle de canon sous la caisse, et même greffer des ailes sur les flancs ! Si j’ai dû (un peu) calmer mes ardeurs pour des raisons pratiques, l’esprit du vaisseau fantôme est resté le fil conducteur de toute la décoration.
Le design
Faute de pouvoir raisonnablement ajouter des ailes ou des tourelles physiques, j’ai dû canaliser cette ambition dans la conception graphique. Armé de ma souris et de mes maigres connaissances en photomontage, je me suis lancé dans l’élaboration d’une maquette numérique. L’objectif n’était pas seulement de coller une image d’Albator, mais de reprendre les lignes structurelles si particulières du vaisseau pour qu’elles épousent la forme du meuble. J’ai pris le parti d’une séparation visuelle très nette pour scinder le pincab en deux zones distinctes. La caisse inférieure (le corps recevant le playfield) a été traitée avec des textures métalliques froides, rivetées et sombres, imitant la carlingue blindée de l’Arcadia. Par contraste, le fronton en hauteur a été pensé pour représenter la cabine de commandement, le « pont » où se tient le capitaine, créant ainsi une hiérarchie visuelle logique qui donne vie à la structure.
Comme souvent dans la création, le premier jet est rarement le bon, surtout quand on n’est pas graphiste de métier. Je suis passé par une phase de tâtonnements avec plusieurs itérations de design qui, soyons honnêtes, n’étaient pas franchement réussies esthétiquement. C’était parfois grossier, un peu déséquilibré, loin du rendu professionnel que j’espérais. Pourtant, malgré ce rendu visuel un peu « brouillon », ces esquisses ont joué un rôle crucial. Elles ont servi de « Proof of Concept » visuel : même si l’exécution était maladroite, l’idée tenait la route. On devinait l’intention, on sentait le potentiel de cette structure inspirée de l’Atlantis. C’était moche, mais la direction était la bonne.


Conscient d’avoir atteint mes limites techniques avec mes montages amateurs, j’ai décidé de passer le relais pour ne pas gâcher le potentiel du projet. J’ai eu la chance de pouvoir m’appuyer sur mon réseau : un bon ami m’a mis en relation avec un artiste talentueux de sa connaissance. Je lui ai confié mes maquettes imparfaites comme base de travail, avec une mission claire : sublimer le concept tout en gardant l’esprit original. Son intervention a été décisive. Il a su transformer mes idées plates en un visuel percutant, apportant un rendu beaucoup plus propre et professionnel. Mais c’est surtout sur les détails qu’il a fait la différence : il a injecté de la texture et de la profondeur à l’image, donnant enfin à la carrosserie de mon Pincab cet aspect métallique, dense et « vivant », digne du véritable Arcadia.

Au final au vu de la taille de la caisse, je n’ai pas souhaitais faire le devant du fronton et de la caisse qui seront donc peint dans la teinte. Par contre je peux donner un petit avant gout de quelque chose qui viendra plus tard:

Oui la porte est conséquente on reviendra dessus haha.
Les embuches
Comme souvent dans ce genre d’aventure, les finances ont fini par dicter le tempo. Avec des moyens limités à l’époque pour acheter le « gros » matériel (bois, écrans, PC), la construction physique s’est retrouvée au point mort. Pour ne pas laisser le projet mourir, j’ai canalisé mon énergie sur la seule chose qui ne coûtait rien : le concept et le design. C’était une manière de garder le rêve vivant alors que le chantier s’éternisait dangereusement, flirtant avec l’abandon. C’est à ce moment critique, alors que le projet tirait en longueur, que les vidéos explicatives de Ludovic sont sorties sur YouTube. Pédagogues, claires et inspirantes, elles sont arrivées pile au bon moment. Elles ont agi comme un véritable électrochoc, me redonnant le coup de fouet nécessaire pour relancer la machine et passer enfin de la théorie à la pratique.
la folie reprend !

Le projet a définitivement basculé du rêve à la réalité à l’occasion d’une date symbolique : mon passage à la trentaine. C’est là que mon ami Jean-Jacques a eu la générosité incroyable de m’offrir ce qui me manquait le plus pour démarrer : le stock de bois nécessaire pour la caisse ainsi que l’espace necésaire au travail de découpe avec les outils ! Avec la matière première bientôt disponible, je n’avais plus d’excuses pour reculer. Je me suis donc plongé dans l’apprentissage de SketchUp, partant de zéro, avec l’objectif de dessiner une caisse entièrement sur mesure, adaptée à mes contraintes. Je pensais alors tenir mes plans définitifs… naïvement. Comme la suite de l’histoire le prouvera, cette première modélisation 3D était loin d’être la dernière !
Pendant ce temps …
Une transition professionnelle est venue donner un coup d’accélérateur inespéré au projet. Suite à ma démission, j’ai récupéré un petit pécule grâce au paiement de mes jours de congés restants. Je n’ai pas hésité une seule seconde : ni une, ni deux, cet argent a été immédiatement réinvesti. J’ai validé une « bonne grosse commande » chez SmallCab pour sécuriser les pièces maîtresses – et spoiler, ce ne fut clairement pas la dernière ! En parallèle, pour m’occuper les mains en attendant les livraisons, j’ai assemblé mon propre PIN2DMD (l’affichage matriciel des scores) en utilisant le kit de l’incontournable Atelier d’Arnoz. Enfin, pour tout le « petit œuvre », la connectique et la quincaillerie diverse, j’ai lancé une véritable offensive logistique avec une multitude de commandes sur AliExpress. Les cartons commençaient à s’empiler : l’Arcadia Cab avait enfin des entrailles prêtes à être montées.
Je tiens à salué Olivier Auffret pour motiver la faisabilité d’un 32 et m’avoir montrée le ventre de la bête en photo
la configuration
Dans les grandes ligne on part sur:
– du ssf v2
– un shaker stern (oui encore une belle connerie mais il rentre !)
– un ecran 32′
– un pin2dmd
– un knocker
– les cartes d’arnoz avec la dude car j’attendais patiemment sa sortie lors de son annonce.
Pour le playfield au debut c’etait un iiyama 32″ ProLite XB3270QS-B1 mais il tourne que à 60hz donc j’ai récemment opté pour le IIYAMA G-Master GB3467WQSU-B5 a 160hz. Il y a très peu d’info sur le net sur les taille décaissé et comment faire et a ce moment ma caisse était déjà faite alors çà été un coup de poker gagnant. Je prendrait les cotes quand j’aurais le temps pour les intéressés.


Le ProLite avec ses cartes a nu ..
le gmaster plus lourd !
Hold the door !
Dans tout ce barda je ne m’étais pas rendu compte de la taille de la porte monnayeur.
Il a fallu donc re-designer tout les plans pour faire rentre cette chose…. et donc …
Donc la porte est ÉNORME pour un 32 pouce. donc il a fallu tout agrandir et perdre le ratio d’une vrai caisse de flipper … on passe d’un rectangle à quelque chose de plus carré.
Après une nouvelle version et un moment de réflexion ….. aller je vous en pris fait en la remarque dans votre tête …. aller je vous aide avec un indice :

Vous l’avez ? et oui il faut aussi la place pour fixer les pieds 🤣 et donc rebelote on fournit encore une nouvelle version. D’ailleurs je place ca ici, la volonté et de reduire le plus possible des inputs extérieur du pincab, pas de bouton de service, exit ou autre … Il faut l’utiliser cette calice de porte ! Les commande de service se feront derrière elle ! Hodor …


Une rencontre décisive et de l’aide !
C’est alors qu’est intervenu un pivot ÉNORME dans le projet, au détour d’une banale annonce sur Le Bon Coin. Je cherchais une multiprise maître-esclave (un élément technique essentiel pour la gestion électrique du cab, sur lequel je reviendrai plus tard). Le vendeur, un certain Stéphane Nicole, se trouvait juste à côté de chez moi, ici à Toulouse (petite dédicace aux membres du coin !). J’ai sauté sur l’occasion via la messagerie : au-delà de l’achat, je voulais surtout rencontrer le bonhomme et voir ses réalisations. Car paradoxalement, depuis le début de cette aventure, je naviguais à vue sans jamais avoir posé les mains sur un « vrai » pincab DIY. Ma seule référence restait les modèles pros de flipper VR aperçus au Salon du Flipper du Sud-Ouest, un monde à part.

La rencontre a été immédiate : ça a fait mouche. On a tout de suite accroché, enchaînant les discussions sur la tech, la pop culture, l’informatique et notre vision du hobby. J’ai non seulement trouvé la pièce qu’il me fallait, mais j’ai surtout rencontré celui qui allait devenir mon « Maître Pincab ». Ce rendez-vous a marqué le début d’une très belle amitié… et le point de départ de l’impression de kilos de plastique pour équiper mon cab (mais ça, c’est une autre histoire 🤣) !

Un bon gros morceau d’Acide polylactique (je vous laisse chercher et on verra plus tard sur son utilisation)
en parallèle du plastique LE MDF !
Heureusement, je n’étais pas seul sur le front de la fabrication pure. J’ai pu compter sur l’un de mes amis les plus chers, Julien Renaud, qui m’a ouvert les portes de son arsenal : un Fablab pro équipé d’imprimantes BambooLab et d’une découpeuse/graveuse laser. Les hostilités ont commencé au laser avec la réalisation du support pour le PIN2DMD. Petite parenthèse tech : la solution clé en main ZeDMD n’existait pas encore, sinon j’aurais foncé dessus sans hésiter plutôt que de gérer la carte Nucleo et la licence…
Ce support a d’ailleurs dû subir une itération rapide. Pourquoi ? Disons que j’ai peut-être, inconsciemment, quelque chose à compenser… 😝 Entre le shaker qui secoue tout et l’installation de haut-parleurs énormes (du 80mm !), le système audio empiétait joyeusement sur le cadre initial. On a profité de la refonte pour graver dans le bois une dédicace aux « Sources du Possible », figeant ce moment dans la matière.



J’ai utilisé une IA pour generer un modele 3d à partir d’une photo


Ensuite, les imprimantes 3D ont chauffé pour le « petit œuvre » et pour corriger mes boulettes. J’ai eu besoin d’une rondelle sur mesure pour le bouton Start (je ne dénoncerai pas l’idiot qui a percé un trou plus grand que la bague du bouton… mais surtout celui qui propose une bague trop petite !). Enfin, on a imprimé les supports pour le refroidissement : des ventilateurs de 120mm en 12V. J’en ai installé deux en façade et deux à l’arrière. Était-ce nécessaire thermiquement ? Pas sûr. Mais un seul ventilo, ce n’est pas symétrique, et la non-symétrie, c’est moche ! Haha.

Un peu moins de philo et plus d’action !
Passons enfin au concret, à la matière ! Grâce à l’optimisation faite sur la modélisation 3D, on a confirmé qu’une seule grande planche suffirait pour l’ensemble. Place à l’huile de coude… ou plutôt, à celle de mes amis. N’étant pas le bricoleur le plus doué du monde, j’ai la chance inouïe d’être entouré de personnes compétentes et bien équipées. Ici, c’est l’heure de gloire de mon cher ami Jean-Jacques Nguyen (celui-là même qui m’avait offert le bois !). Nous avons formé un duo de choc : je m’occupais du traçage minutieux, et lui, véritable as de la scie circulaire, se chargeait des découpes. Il a fallu quelques sessions de travail, mais le tout s’est déroulé sans accroc majeur.

Pour l’assemblage, nous avons opté pour la technique des lamellos. C’est Julien qui est venu me prêter main-forte pour l’étape critique du collage. Critique, et stressante ! J’avais commis l’erreur de débutant d’acheter une colle à bois « prise rapide ». Quelle angoisse ! C’était une course contre la montre pour tout ajuster avant que ça ne fige. On a eu chaud, on a corrigé quelques erreurs sur le tas, mais la caisse (le body) a fini par tenir. Le fronton, lui, devra attendre un peu : suite à un petit « accident » de manipulation, le speaker panel a littéralement explosé et doit être refait à neuf…


Mais l’essentiel est là. Après avoir percé les emplacements des pieds grâce à un gabarit trouvé en ligne, le moment de vérité est arrivé. Voir le pincab se dresser sur ses quatre pieds a été un véritable jalon émotionnel, au point de m’arracher une petite larme. La différence psychologique est énorme : la veille, c’était un tas de planches posé contre un mur ; aujourd’hui, c’est une machine qui attend de vivre.
Un peu de couleur !
La structure est debout, place maintenant à la couleur ! Comme je n’avais pas prévu de decals (autocollants) intégraux pour recouvrir toutes les faces, il fallait que le bois apparent soit raccord avec le thème. Pour trouver la teinte parfaite, j’ai utilisé une méthode un peu « geek » : j’ai uploadé ma maquette sur le site colorfrompicture.com pour extraire la palette exacte et obtenir la référence RAL correspondante. Une fois le code en main, direction un magasin spécialisé pour faire préparer cette peinture sur mesure.
J’ai opté pour de la peinture glycéro pour son rendu et sa solidité. Attention, petit message de prévention : ce n’est pas de l’eau ! J’en ai fait les frais avec un début d’intoxication aux vapeurs par manque de protection. Aérez, portez un masque, c’est du sérieux.
Pour l’application, cela a été une affaire de famille. Mon père a pris les commandes du rouleau pour assurer le plus gros du travail et obtenir un rendu uniforme, me laissant les finitions délicates au petit pinceau. Et comme je suis peut-être un peu idiot (ou perfectionniste), j’ai tenu à peindre également l’intégralité de l’intérieur de la caisse. Certes, une fois fermé, personne ne le voit. Mais quand on ouvre le capot pour la maintenance, ce côté « produit fini » et propre change tout !



il rentre ouf ! mais c’est pas le bon.

l’occasion de percer les trou pour les fixations de la porte, je vous laisse sur cette petite devinette: ou est la connerie ?
Voyons le nudisme c’est mal ! Habillez vous !
Une fois la peinture bien sèche, il était temps d’habiller la caisse avec ses éléments de quincaillerie « statiques » : la porte de monnayeur (Coin Door), le tire-bille et les cages filetées internes pour visser les pieds. Tout semblait prêt sur le papier, jusqu’à la « merveilleuse » surprise du montage… C’est là que la théorie s’est fracassée contre la réalité : les trous de fixation de la porte empiétaient littéralement sur l’emplacement des cages de pieds à l’intérieur ! Un télescopage que je n’avais pas vu venir. Pas le temps de paniquer, place au Système D. J’ai dégainé la perceuse et une bonne mèche à métal pour « ajuster » la zone de conflit directement dans la ferraille. C’était un peu barbare, mais efficace : après quelques étincelles et un peu d’insistance, tout a fini par rentrer dans l’ordre ! Et puis double maintient maintenant haha.

J’ai aussi commandé une nouvelle visserie dorée pour aller avec la couleur secondaire qui s’est décidé sur le tas. Principalement grâce à mon dealer de plastique hé hé.
Dans le ventre de la bête
Après une énième vague de colis en provenance du « Roi Ali », il était temps de s’attaquer aux entrailles de la bête. Et là, le constat est sans appel : « Bordel, c’est pas grand un 32 pouces ! ». Une fois qu’on doit tout faire rentrer, chaque centimètre carré compte.
Tout commence par la colonne vertébrale énergétique du système : la fameuse multiprise maître-esclave. C’est une pièce maîtresse pour l’expérience utilisateur et je vais vous expliquer pourquoi. Elle possède une prise « Maître » (Master) et 5 prises « Esclaves » (Slave). Le principe est génial : j’ai branché le PC sur la prise Maître. Les prises Esclaves, sur lesquelles sont connectés les écrans, le son et les toys, restent hors tension tant que la prise Maître ne détecte pas une consommation de courant.
En clair ? J’appuie sur le bouton du PC, le courant passe, la multiprise le détecte et allume automatiquement tout le reste du Pincab. Quand j’éteins le PC, tout se coupe. C’est propre, automatique, et la sensibilité de déclenchement est réglable. Cerise sur le gâteau : elle intègre aussi des protections contre les surtensions pour protéger tout ce petit monde.
Parlons maintenant de ce que je qualifie affectueusement de « bonne grosse bêtise » : le Shaker Stern. Soyons clairs, c’est une pièce mécanique officielle de flipper pro, totalement surdimensionnée et beaucoup trop puissante pour le volume réduit d’un cab 32 pouces. Mais qu’est-ce qu’il est beau ! Et cette puissance brute… Hmmmm, impossible de résister. Le défi a donc été de jouer à Tetris pour lui trouver une place au chausse-pied au fond de la caisse.
À ses côtés, il a fallu caser toute l’artillerie sonore pour gérer le SSF (Surround Sound Feedback) et l’audio classique. Pour les vibrations localisées, j’ai installé des exciters BTS-1. Pour les graves, j’ai opté pour un Visaton W-130-X. Pourquoi cette référence précise ? Sincèrement… aucune idée ! Ça devait être une recommandation que j’ai suivie aveuglément. Il est accompagné par deux haut-parleurs Visaton FRS 8 M-8 pour assurer le reste du spectre sonore. Bref, ça va trembler !

Pour la blague le shaker a emmené le cab en balade sur la droite il a fallu le rattraper.
son
Parlons maintenant des watts ! Pour piloter tout cet attirail audio, je suis resté sur une valeur sûre de la communauté : les amplis de classe D basés sur les puces TPA3116D2. C’est efficace, pas cher, et facile à monter. Pour être sûr qu’ils ne manquent jamais de souffle (et pour éviter la distorsion), je les ai couplés à une grosse alimentation de 500W en 24V.
Une fois les modules assemblés, je les ai positionnés sur une planche de support dédiée, fixée stratégiquement juste derrière la porte du monnayeur pour un accès facile aux réglages. Sauf que… ça ne rentrait pas. Pour libérer les quelques centimètres vitaux, j’ai dû démonter le mécanisme de monnayeur fixé à la porte. C’est typiquement le genre de moment où l’on réalise que la chronologie de ce chantier est tout sauf linéaire. On ne fait pas forcément les choses dans le bon ordre, on adapte, on bidouille, mais l’essentiel reste là : on avance !


Notez les super passes câbles imprimés !
Personal computer ! (qui se souviens du vrai nom ?)
Place maintenant au moteur qui va propulser l’Arcadia : le PC (promis j’ai pas mis Alfred(Toshiro) dedans. Ici, je dois adresser un immense merci à mon frère Enzo pour sa donation généreuse ! Il m’a fourni une base solide composée d’un processeur Intel Core i5, épaulé par une GTX 1060 et 8 Go de RAM. Seul « hic » : c’est une carte mère au format ATX standard. Alors oui, dans l’absolu, du Mini-ITX aurait été plus rationnel pour l’espace, mais on ne refuse pas un tel cadeau. Le défi était donc de faire rentrer ce grand format dans ma caisse compacte.
Pour résoudre ce casse-tête, j’ai littéralement bavé devant un modèle 3D repéré en ligne (un ATX Open PC Frame). L’idée était de jouer sur la verticalité pour économiser de la surface au sol. Est-ce que ça marche ? Disons que c’est une vérité à 50%… ça prend quand même du volume ! C’est encore une fois l’ami Stéphane qui a fait chauffer l’imprimante pour réaliser cette pièce maîtresse. Et il faut avouer : une fois la carte mère montée sur ce châssis ouvert, ça a une sacrée gueule !
Le PC a finalement trouvé sa place sur une planche dédiée tout au fond de la caisse, trônant juste au-dessus de la rampe d’alimentation. L’agencement s’est révélé être un coup de maître inattendu : les ports de la carte mère se retrouvent positionnés juste en dessous de l’ouverture du fronton. Résultat ? Le passage des câbles vers le haut est direct, court et franchement « sexy ». Une intégration propre comme on les aime.




Mais un PC enfermé au fond d’une caisse en bois, c’est compliqué à démarrer au quotidien. Pour résoudre ce problème, j’ai opté pour un bouton arcade déporté, placé en façade juste en dessous des amplificateurs audio. C’est sur ce détail pratique que j’ai franchi un nouveau cap personnel. Plutôt que de chercher une pièce existante, je me suis lancé : j’ai conçu mon tout premier modèle 3D ! C’était un défi, mais voir sortir de l’imprimante une pièce physique que l’on a soi-même dessinée à l’écran procure une satisfaction indescriptible. Fier de cette petite contribution, j’ai d’ailleurs mis le fichier en ligne sur le site de partage pour qu’il puisse servir à d’autres constructeurs.
Cuisson saignant ou à point ?
Côté température, j’avais initialement une vision assez utopique : un refroidissement totalement passif, sans aucun ventilateur, pour un silence absolu. Mais la raison (et la peur de voir le matériel cuire) m’a vite rattrapé. J’ai donc retourné ma veste : va pour des ventilateurs ! Et pas des petits : des 120mm. L’argument officiel ? Plus c’est grand, moins ça tourne vite, et donc plus c’est silencieux. Bon, d’accord, avec le vacarme que font le shaker et les contacteurs une fois en jeu, l’argument du « silence » est un peu bancal… mais avouez que ça a de la gueule, non ?
Fidèle à ma tradition de faire les choses dans le désordre, nous voici donc à percer de gros trous dans une caisse déjà bien avancée. Nous avons commandé une scie cloche de 110mm et c’est Julien, qui mérite désormais le titre de « Maître Scie Cloche », qui s’est chargé de l’opération. Résultat ? Une percée de toute beauté, propre et sans bavure. Pour les ventilateurs extracteurs à l’arrière, la finition est assurée par des plaques supports découpées au laser (merci Julien !), garantissant un flux d’air optimal et un look industriel soigné.
Les ventilos d’entrée d’air sont fixé a la colle chaude pour faire un coussin, et à l’arrière visé ? Pourquoi parce qu’on peut ….



l’électronique d’Arnoz
Pour piloter toute cette symphonie mécanique et faire le lien entre le PC et les éléments physiques, je n’ai pas cherché midi à quatorze heures. J’ai opté pour la qualité et le savoir-faire reconnu de la communauté en me fournissant chez L’Atelier d’Arnoz. C’est un véritable « combo » de cartes qui gère les entrailles de l’Arcadia : la Dude Cab en guise de chef d’orchestre, épaulée par une Walter Driver, une Mos 4 pour gérer la puissance des toys, et une MX Donny. C’est propre, c’est fiable, et c’est modulaire.
D’ailleurs, parlant de modulaire… Au début du projet, j’avais une règle d’or, presque un mantra : « Pas de LED, je veux rester sobre, pas de sapin de Noël ». Comment dire… Disons poliment que cette résolution a volé en éclats et que la situation est, selon l’expression technique consacrée, « partie en cacahouète ». L’intégration lumineuse est devenue un morceau si massif (il y a du très lourd !) que j’ai décidé de ne pas l’aborder ici. Elle aura droit à son propre chapitre dédié pour que je puisse vous détailler l’ampleur des dégâts (et du spectacle).

Aller pour la blague je vous montre quelqu’un qui n’a pas de station à air chaud

Nom de Zeus 2.21 gigawatt !
C’est à ce moment précis du projet que je réalise une « belle connerie ». C’est bien beau d’avoir des composants, mais… où est la puissance ? Où sont les watts ? J’avais complètement oublié d’intégrer les alimentations dans mon équation spatiale. Et comment dire… il n’y a plus de place !
Le dimensionnement initial était, avouons-le, un peu n’importe quoi : une 12V 500W (énorme), une 24V 500W et une ridicule 5V 10W. Rien ne va. Il a fallu revoir la copie : la 12V passe à 150W (suffisant pour les ventilos et le shaker) et la 5V, elle, grimpe à 200W. Pourquoi ? Parce qu’il va bien falloir nourrir toutes ces LEDs que j’ai promis d’installer !
Pour l’installation, j’ai fixé les alims 5V et 24V sous la planche des cartes électroniques, pour qu’elles soient au plus près des amplis et des toys. Sauf que dans la précipitation, je me suis trompé de bloc d’alim… J’ai dû tout démonter et tout remonter. De rage, l’alimentation 12V a été punie : elle finit reléguée tout au fond du cab, cachée sous le PC. Nananère ! Côté câblage, j’ai joué la sécurité pour le son : j’ai tiré des lignes dédiées pour les amplis en évitant la masse commune.
Encore du plastique !!!

Le pont de commandement
Dans ma vision du projet, il était hors de question que la porte de monnayeur (la Coin Door) ne soit qu’un simple ornement esthétique. Je voulais qu’elle serve vraiment, qu’elle soit le centre névralgique pour l’administration de la machine. C’est donc juste derrière ce battant métallique que j’ai centralisé toutes les commandes vitales : allumer ou éteindre le PC, régler le volume, naviguer dans les menus de service ou changer de table sans sortir le clavier. Tout est accessible immédiatement.
Mais accessibilité ne doit pas rimer avec désordre. J’ai voulu que cette zone technique soit aussi propre que l’extérieur. J’ai donc conçu et fabriqué des supports sur mesure, combinant la précision de l’impression 3D et la finesse de la découpe laser. Le résultat est, en toute modestie, du plus bel effet : une interface de contrôle nette, organisée et pro, qui transforme l’ouverture de la porte en un petit plaisir visuel à chaque maintenance.
Nous avons de gauche a droite:
– le bouton power du pc
– la carte brain d’arnoz
– le régulateur de tension du shaker

Le futur !
aucune idée je suis pas devin, WIP donc ! A ci j’ai craquer pour mon anniversaire j’ai acheter un star wars episode 1, un pinball 2000 sur un coup de tête et parce que je pouvais. donc au final j’aurai un vrai flipper avance le pincab 🤣. La suite au prochain episode ! fixer le playfield …




et
One response
Aie il y a déjà des fautes que je dois corriger 😅